Dernier Discours

Je m’adresse à la poignée d’hommes et de femmes qui possèdent le monde
Je m’adresse à la poignée de femmes et d’hommes qui affament le monde.
Je m’adresse à la poignée d’hommes et de femmes qui vivent sur le dos du monde

sur le dos du monde

Nous allons inventer de nouvelles règles
Redéfinir les rôles redistribuer les cartes
Nouvelles frontières
Nouveaux horizons
Nouvelles limites aux appétits de domination
Nouveau contrat social

Plus un mort de faim
Plus un mal logé
L’argent est là
En quantité

Il serait bête qu’on vous le prenne
Il serait bête que cela se passe mal

L’argent est là en quantité
Dans vos coffres
Dissimulé
Bien au chaud inutile et froid
Il ne vous brûlera pas les doigts
Mais carbonisera ce qui vous sert d’âme

ce qui vous sert d’âme

Regardez-vous dans le miroir
Regardez-vous dans le miroir
Ce reflet est infâme
Ce reflet est infâme

Encore un mort de faim
Encore un mal logé
L’argent est là
En quantité

Il serait bête qu’on vous le prenne
Il serait bête que cela se passe mal

Un simple geste suffit
Un simple geste
De votre part
Un simple geste

Je m’adresse à la poignée d’hommes et de femmes qui n’écoutent pas le monde
Je m’adresse à la poignée de femmes et d’hommes qui font la sourde oreille
Je m’adresse à la poignée d’hommes et de femmes qui regardent ailleurs

Mais je me dis oh je me dis et cela me désole
Pourquoi vous en priver hein pourquoi

Milliards d’humains

sur la planète le dos voûté

Milliards d’humains

Les yeux baissés

Milliards d’humains

à petits pas fourmis ouvrières dociles

Milliards d’humains

Résignés soumis obéissants

A quoi bon se priver du plaisir de régner
Si le monde est assez faible
Pour se laisser dominer
Pourquoi s’en priver, hein ?
Après tout vous n’êtes pas là pour rien
Il n’y a pas de hasard
Si la vie vous a gâtés
Si la vie vous a favorisés

Élus des dieux
Super karma
Touchés par la grâce
Récompense méritée

Dommage
Dommage
Dommage

Je ne crois pas à toutes ces salades
Je ne crois pas à vos petites béquilles mentales
Pour justifier votre oppression

Et si Dieu vous a donné tout ça
Sur le dos des pauvres des miséreux
Eh bien je lui crache à la gueule
Et si c’est une volonté de la Nature
Une loi du plus fort du plus chanceux
Eh bien je lui pisse à la raie

Mais Dieu la Nature le karma la grâce n’ont rien à voir dans l’histoire
Il n’y a que vous vous vous et nous
Vous vous vous et moi
Vous vous et nos humbles « mois »

Je m’adresse à la poignée d’hommes et de femmes qui possèdent le monde
Je m’adresse à la poignée de femmes et d’hommes qui affament le monde.
Je m’adresse à la poignée d’hommes et de femmes qui vivent sur le dos du monde

Plus un mort de faim
Plus un mal logé
L’argent est là
En quantité

Il serait bête qu’on vous le prenne
Il serait bête que cela se passe mal
L’argent est là en quantité
Dans vos coffres
Dissimulé
Bien au chaud inutile et froid
Il ne vous brûlera pas les doigts
Mais carbonisera ce qui vous sert d’âme

Votre richesse n’est pas un don du ciel
Un statut naturel une bénédiction
Votre richesse est une coïncidence
Finalement une erreur à réparer
Une erreur à corriger

Qui s’en chargera qui s’en chargera
Vous ou nous, dites-moi ?

Qui s’en chargera qui s’en chargera
Vous ou nous, dites-moi ?

Qui s’en chargera qui s’en chargera
Vous ou nous, dites-moi ?

Qui s’en chargera qui s’en chargera
Vous ou nous, dites-moi ?

Publicités